AR عرض بيانات البند باللغة العربية FR Afficher les données de l'article en français VERTIGE; MOUSSAWY RIMBAUDÉditeur: BACHARI Date de parution 01/09/2006 Les voyages de celui dont Verlaine a parlé comme de « l’homme aux semelles de vent» peuvent en effet donner le vertige. Mais ce vertige de l’espace, c’est lui principalement qui l’a éprouvé.Très tôt, quand dans l’un de ses premiers poèmes, parfaitement réussi, d’abord sans titre puis intitulé « Sensation », il se présentait « comme un bohémien » désireux d’ « aller loin, bien loin ». Non pas un en... Voir la description complète 24,00€ Disponibilité DisponibleDélais de livraison Expédié sous 2 à 3 jours ouvrésQuantité: Ajouter au panier Custom wishlist OKAjouter à la liste de souhaitCARACTÉRISTIQUESNom d'attributValeur d'attributEAN9782913678286Date de parution01/09/2006Poids760 gCommon books attributeAuteur; MOUSSAWY RIMBAUDÉditeurBACHARINombre de pages128Langue du livreFrançaisFormatLivre broché / couverture soupleDescriptionLes voyages de celui dont Verlaine a parlé comme de « l’homme aux semelles de vent» peuvent en effet donner le vertige. Mais ce vertige de l’espace, c’est lui principalement qui l’a éprouvé.Très tôt, quand dans l’un de ses premiers poèmes, parfaitement réussi, d’abord sans titre puis intitulé « Sensation », il se présentait « comme un bohémien » désireux d’ « aller loin, bien loin ». Non pas un enfant perdu, même pas le « Petit Poucet rêveur » de « Ma Bohême », mais, allant « par la Nature » et « heureux comme avec une femme ».Très tard, - si du moins on peut employer cet adverbe à propos d’un homme qui mourut à l’âge de trente-sept ans. Le Rimbaud du Harar, celui qui se veut et se dit négociant est moins égaré dans l’espace des hauts plateaux abyssins que pris dans le vertige des affaires. « Pour moi, hélas ! », écrit-il à sa mère le 21 avril 1890, « je n’ai ni le temps de me marier, ni de regarder se marier. Il m’est tout à fait impossible de quitter mes affaires, avant un délai infini ». Il est saisi par le vertige du temps au moment où son temps humain approche de sa fin, un peu plus d’un an plus tard, le 10 novembre 1891, dans une chambre de l’Hôpital de la Conception, Marseille. Pierre Brunel