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Les filles voilées parlent

Tevanian Pierre, Chouder Ismahane, Latrèche Malika
Éditeur: FABRIQUE
Date de parution 21‏/03‏/2008
Mona: « L'argument du voile "symbole d'oppression des femmes", je pose la question : oppression pour qui ? Pas pour moi. Je suis libre de mes choix, et si j'ai choisi de porter le foulard, c'est une expression de ma liberté. » Nadjer : « À peine arrivée, quand ils m'ont vue avec mon voile, ils m'ont dit que la place était prise. » Malika : « Elle s'est exclamée : Vous comptez donc trouver un emplo... Voir la description complète
18,00€
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CARACTÉRISTIQUES
Nom d'attributValeur d'attribut
EAN9782913372764
Date de parution21‏/03‏/2008
Poids382 g
Dimensions2٫30 x 13٫00 x 20٫00 cm
Common books attribute
AuteurTevanian PierreChouder IsmahaneLatrèche Malika
ÉditeurFABRIQUE
Nombre de pages346
Langue du livreFrançais
FormatLivre broché / couverture souple
Description
Mona: « L'argument du voile "symbole d'oppression des femmes", je pose la question : oppression pour qui ? Pas pour moi. Je suis libre de mes choix, et si j'ai choisi de porter le foulard, c'est une expression de ma liberté. » Nadjer : « À peine arrivée, quand ils m'ont vue avec mon voile, ils m'ont dit que la place était prise. » Malika : « Elle s'est exclamée : Vous comptez donc trouver un emploi avec ce que vous avez sur la tête ? Je me suis levée, je lui ai rappelé les lois de la république. » Khadidja : « Notre exclusion était à l'ordre du jour, et je voyais des militants des Verts ou des JCR, ou même des féministes, qui me psychanalysaient ou qui faisaient de l'exégèse du Coran ! » Ismahane : « Nous étions plusieurs Féministes pour l'égalité à défiler, dont Malika et moi qui portions le voile, et un bonhomme furibard nous a apostrophées, parce que "Ni Dieu ni maître". J'ai répliqué : OK, mais alors toi, tu n'es pas mon maître ! (rires). » Ce livre ne traite pas de « la question du voile ». Les trois personnages qui l'ont conduit – dont deux sont des femmes voilées – n'ont pas cherché à mener une enquête sociologique. On pourrait même dire, au contraire : celles qui parlent ici ne sont pas des objets d'étude, mais des sujets – il n'y pas de féminin à ce mot. Elles peuvent être drôles et insolentes, elles peuvent être en colère ou découragées, mais de témoignage en témoignage, au-delà de la diversité des tempéraments, des origines sociales, des contextes familiaux, des itinéraires spirituels et des parcours scolaires et professionnels, ce qui relie toutes ces filles et ces femmes, c'est l'expérience intime et violente de la stigmatisation.