Le mot du libraire
La famille Herbert vit à Marseille, le père est juif, Monia la mère est d’origine algérienne. Ils sont convoqués à la préfecture de Police et questionnés sur leurs origines. Quelques jours plus tard les Herbert sont assassinés par un mystérieux commando en pleine nuit. Seul Célestin en réchappe et tente de gagner l’Espagne. On comprend alors que la France vit un retour des idéologies « vichystes », la race pure devenant un fondement inébranlable de l’Etat français. Une dystopie glaçante servie par un style tranchant et froid avec un dénouement bouleversant. Une mise en garde face au retour de certaines idéologies. L’histoire n’est jamais écrite ! Une grande réussite.
Description
Par deux fois, la famille Herbet est convoquée à la préfecture de Marseille. Dès le premier courrier, Célestin, le fils aîné, a pressenti un danger. Dans un pays où, cinquante ans plus tôt, on encourageait les immigrés à s'assimiler, voici qu'un fonctionnaire demande à ses parents de reprendre leur nom d'origine. C'est le point de bascule. Ce patronyme, devenu synonyme d'altérité, bouleverse la vie de toute la famille, la met en danger, la fait cible des milices citoyennes qui s'organisent. Célestin, qui entretient un rapport particulier avec le réel, s'échappe une nuit par les toits. Commence alors un long voyage, une succession de jours durant lesquels le jeune homme se faufile dans une région quadrillée de contrôles policiers. Au cours de cette cavale, il va devoir apprendre le renoncement, comprendre l'exil. Denis Lachaud compose depuis vingt ans une oeuvre forte et singulière, ancrée dans l'actualité. Et écrit encore une fois, avec cette fable contemporaine glaçante, toutes les déviances de l'humanité.