Le mot du libraire
Isra, jeune femme palestinienne, est amenée à suivre son mari qui vit à Brooklyn. C'est un nouveau départ avec l'espoir d'échapper à la banalité de la vie dans sa communauté rurale d'origine. Isra va vite déchanter. Recluse à la maison face à une belle-mère tyrannique et un mari absent elle doit avant tout mettre au monde un garçon pour l'honneur de sa belle-mère. Une réalité que refusera sa fille Deya qui cherchera à s'émanciper du carcan familial et qui grâce à ses lectures contestera l'ordre établi. La littérature lui ouvrira alors les portes du monde extérieur. Un premier roman fort et prenant sur la condition des femmes palestiniennes prises entre le désir d'émancipation et la pesanteur des traditions qui modèle les destins. Mais aussi un hommage à la littérature en tant que force libératrice.
Description
Le portrait de trois générations de femmes americano-palestiniennes prises entre traditions et aspirations personnelles. Les livres qu'elle lit en secret n'y pourront rien... Aussi rêveuse soit-elle, Isra n'a pas le choix lorsqu'en 1990 sa famille l'envoie à Brooklyn pour y un mariage arrangé. Là, la jeune Palestinienne perdra une à une ses illusions de rêve américain, soumise à la tyrannie d'une belle-mère aux traditions archaïques – recluse, cloitrée, intimée de se taire à jamais. Dix-huit ans plus tard, arrivée en âge de se marier, sa fille Deya parviendra-t-elle à s'extraire de ce carcan ? Au silence de sa mère, répondre par un grand cri de liberté ?